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Conseils d'experts > Fonds de capital de risque et anges investisseurs
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À la phase de démarrage, les ressources financières sont fournies presque exclusivement par l’entrepreneur, mais elles proviennent graduellement de l’extérieur au fur et à mesure que l’entreprise démontre sa rentabilité. Aujourd’hui, le capital de risque est un levier financier intéressant à la portée des entreprises. Il provient de deux veines : les investisseurs privés, qu’on appelle souvent des «anges», et les fonds de capital de risque.

Les fonds de capital de risque sont mandatés pour gérer des sommes qui leur sont prêtées par les syndicats, les épargnants, les corporations, les gouvernements, etc. Les gestionnaires de ces fonds cherchent à identifier les meilleures occasions d’affaires, compte tenu notamment du risque toléré et du rendement anticipé. Contrairement à ce qui se passe souvent avec les investisseurs privés, ces gestionnaires ne peuvent se fier qu’à leur seul instinct. Ils doivent démontrer aux pourvoyeurs la rigueur de leurs recommandations en se basant sur des critères très concrets tels les ratios d’endettement, le rendement sur avoir, les marges brutes, les parts de marché, etc.

La valeur des montants prêtés par ces fonds dépasse généralement les 200 000 $, alors que la taille des placements privés est souvent beaucoup plus faible. Par ailleurs, puisque les frais d’analyse et de gestion de ces fonds engendrent des coûts, les rendements sur les investissements doivent être suffisamment élevés pour les couvrir, en plus de répondre aux attentes des pourvoyeurs.

Puisque le risque est une donnée importante, les gestionnaires de fonds auront moins tendance à investir au moment le plus risqué de la vie de l’entreprise, soit à sa création. En général, vous leur présenterez votre projet lorsque la phase de démarrage sera complétée, soit au moment où les ventes démontreront une croissance et que les perspectives de bénéfices élevés à court/moyen terme seront réalistes.

Ces fonds peuvent également avoir des spécialisations d’ordre géographique ou sectoriel. Par exemple, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec/Laurentides encourage plusieurs secteurs d’activité mais investira exclusivement dans les entreprises de la région des Laurentides. Par contre, Biocapital est spécialisé dans les projets reliés aux biotechnologies et à la santé, peu importe le lieu. Quant aux investisseurs privés, il y a autant de secteurs admissibles qu’il y a d’investisseurs mais ils investiront généralement dans un périmètre de moins de 100 km de leur point d’attache.

Les contrats d’investissements devraient idéalement être très clairs et prévoir toutes les situations. L’investisseur privé aura tendance à simplifier ces modalités alors que les sociétés de capital de risque feront souvent appel des conseillers légaux. Une fois la transaction réalisée, les deux types d’investisseurs cherchent à « protéger » leur placement et exercent une forme de suivi. Le privé s’engage généralement très étroitement et participe souvent à la gestion de l’entreprise, ce que n’ont pas le temps de faire les gestionnaires des fonds. Toutefois, ces derniers siègent au conseil d’administration de l’entreprise et exigent des rapports de suivi.

Vincent Trudel
Commissaire au développement économique
Société de développement économique Thérèse-De Blainville (CLD)
(450) 430-6666

Pour toute information relative à Carrefour Capital, contactez Ressources Entreprises, veilleur pour la nouvelle ville de Québec au 1 800 322-4636 ou ressourcesentreprises@cbsc.ic.gc.ca






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