L’évolution du commerce électronique au Québec

8 novembre 2012 in Commerce électronique, Conseils en affaires by François Gaumond - Umen

 

Pas tant d’entreprises québécoises vendent en ligne de façon sérieuse. Ce sont souvent les grands sites qui ont une version anglophone développée qui ont des présences réelles en commerce électronique.

Le CEFRIO vient de publier un nouveau fascicule de son étude NETendances 2011. Cette étude annuelle est toujours très révélatrice de la grande ouverture des internautes québécois face au web moderne. Toutefois, on constate rapidement comment les entreprises québécoises semblent encore hésiter de faire des affaires en ligne.

Les Québécois ont acheté pour plus de 5,6G$ de produits et services en ligne l’an dernier, pour une dépense moyenne de 336$ par achat, révèle une étude du centre de recherche CEFRIO.

Toujours en 2011, 61% des internautes, soit 52,6% des adultes, ont acheté au moins un produit ou service en ligne. L’année précédente, 53% des internautes avaient eu recours à Internet pour faire des achats.

Les billets de spectacle, de cinéma ou de divertissement viennent en tête de popularité des achats, avec 51% des transactions, suivis des voyages (41%), de la musique et des films (40%).

Les internautes de la tranche d’âge de 18 à 44 ans sont significativement plus nombreux que l’ensemble des adultes québécois à faire des achats sur Internet, soit 72%. Parallèlement, une proportion beaucoup plus importante de Québécois, soit plus d’un adulte sur deux (53,9%) considère que les achats en ligne par carte de crédit sont assez ou très sécuritaires. Ce taux a doublé en 10 ans, note le CEFRIO.

Fait étonnant, parmi la communauté des adultes qui se branchent à Internet à l’aide d’un appareil mobile, les 45 ans et plus ainsi que  les retraités sont significativement plus nombreux que les 18 à 44 ans à effectuer des achats ou des paiements en ligne.

Les services bancaires en ligne continuent eux aussi de gagner en popularité. L’an dernier, 69% des internautes ou 56,3% des adultes ont régulièrement consulté leurs comptes bancaires en ligne. Plus de six Québécois sur 10 ont effectué des opérations bancaires sur Internet, soit une augmentation de plus de 8 points de pourcentage en un an.

De façon générale, six internautes sur 10 affirment consulter les avis (sur les réseaux sociaux (28%), d’autres consommateurs (35%) ou des experts  (25%) alors que huit internautes sur 10 se disent influencés plus par le contenu.

On doit cesser de croire que les internautes québécois ne sont pas encore prêts à transiger en ligne. Les affaires sur le web c’est possible. Il suffit d’oser et de bien planifier sa future relation en ligne avec ses clients. Il suffit initialement d’identifier l’étape de la relation client qui mérite le plus d’être transposée sur le web.