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Conseils d'experts > Le commerce international… une affaire de gros sous?
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Le monde des affaires évolue; plusieurs barrières sont tombées, le Web donne accès à une multitude de renseignements et la distance géographique semble de moins en moins un obstacle au développement de nouveaux échanges. L’ouverture des marchés permet désormais de vendre à des clients étrangers plus facilement qu’autrefois et de s’approvisionner à moindre coût, tout cela dans le but d’augmenter sa productivité et sa rentabilité. Certes, faire du commerce international et développer de nouveaux marchés a un coût. Mais est-ce inaccessible pour les plus petites PME québécoises? Est-ce seulement une affaire de gros sous?

La réponse est oui et non… tout dépend de l’approche avec laquelle vous traitez le commerce international dans votre entreprise. En fait, l’exportation, tout comme l’approvisionnement à l’étranger, est d’abord et avant tout un projet, et ce, au même titre que l’achat de nouvel équipement, l’agrandissement de sa superficie, l’embauche de nouveau personnel, le développement d’un nouveau produit, etc. Le commerce international dans une entreprise, c’est un projet d’expansion, de développement; il nécessite donc des ressources financières, matérielles et humaines. La démarche ne doit pas être traitée aléatoirement selon les opportunités isolées qui se présentent sporadiquement. Les entreprises risquent alors de s’y perdre et de dépenser de l’argent inutilement. Dans cette optique, le commerce international peut coûter très cher aux entreprises.

Le commerce international nécessite une planification, comme tout projet de développement. En sachant respecter les étapes du processus menant à la réalisation d’un tel projet, les entreprises s’épargneront plusieurs frais inutiles et feront de leur expérience à l’international une aventure enrichissante, rentable mais, surtout, durable. Plusieurs très grandes entreprises ont vécu des situations cauchemardesques à cause d’une mauvaise planification. À l’opposé, de très petites entreprises ayant été disciplinées en ont récolté les fruits sans y laisser leur chemise. À ce titre, il ne s’agit donc pas du tout d’une affaire de gros sous.

D’abord et avant tout, l’entreprise doit être prête à y consacrer une partie de son budget et certaines de ses ressources. L’embauche d’experts-conseils afin d’encadrer le projet peut également s’avérer bénéfique. Par la suite, un bon processus de planification à l’international doit comprendre des éléments tels que l’étude de marché et le plan de commercialisation. Ce dernier guidera l’entreprise dans ses efforts marketing, son plan financier, ses ressources, ses produits d’exportation, la participation à des missions commerciales, etc. Heureusement, certaines méthodes de financement non traditionnelles permettent aux entreprises d’amenuiser le fardeau financier lié à la réalisation de telles interventions.

Dans un premier temps, le Programme d’aide aux entreprises (PAE) du Gouvernement du Québec permet aux entreprises de bénéficier d’un support technique et financier pour leurs activités de développement de marché. Ce programme s’adresse aux entreprises n’ayant pas ou très peu de connaissance en matière de commerce international, mais désirant tout de même en étudier les opportunités.

Deuxièmement, le programme IDÉE-PME de Développement économique Canada permet d’épauler et d’améliorer la croissance des PME. Parmi les activités admissibles, on retrouve les études d'experts-conseils (stratégie de commercialisation, analyse de marché), la mise en oeuvre d'une stratégie de commercialisation et les activités d'appui aux nouveaux exportateurs ayant pour objectif le développement des marchés internationaux (foires et missions commerciales, etc.)

Enfin, il existe un programme pour les plus grandes PME ayant déjà des partenaires à l’international et désirant agrandir leur spectre d’activités dans le monde (filiale, joint-venture, alliances stratégiques). Le Programme de coopération industrielle (PCI) de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) soutient et finance les projets de grande envergure nécessitant des investissements majeurs, et ce, tant pour la réalisation d’études de viabilité que pour l’implantation du projet. L’aide financière peut atteindre 75% des dépenses recevables et un large éventail de pays sont admissibles.

Il existe aussi d’autres sources de financement non traditionnelles conçues pour certains secteurs bien précis de l’économie. Le commerce international… une affaire de gros sous? Non : il s’agit de s’y prendre correctement et de profiter des ressources à votre disposition.

David Welsh
Welsh International inc.






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