LES ORIGINES DU COACHING
a) Sur le plan humoristique, le coaching dans sa forme naturelle et spontanée est probablement vieux comme le monde. On peut en effet penser qu’Ève a habilement coaché Adam jusqu’au pommier fatidique…
b) Sur le plan historique, la silhouette du philosophe grec Socrate (470 av. J.-C.) et de sa fameuse maïeutique plane toujours sur le coaching professionnel. Socrate était le fils d’une sage-femme. En grec, maïeutique veut justement dire « art d’accoucher ». Or Socrate est célèbre pour sa grande habileté à aider ses interlocuteurs à accoucher des vérités qu’ils possédaient déjà en eux-mêmes, au moyen des questions qu’il leur posait continuellement face à leurs préoccupations. Il affirmait qu’il les aidait à accoucher non pas de leur corps, mais plutôt de leur âme.
Plus près de nous, comme approche organisée d’accompagnement, d’aide et de stimulation, le coaching serait né à l’université Harvard vers les années 70, d’abord en lien avec la pratique sportive. On raconte que Timothy Gallwey, professeur de littérature anglaise et capitaine de l’équipe de tennis de cette université américaine célèbre, aurait développé une réflexion marquante au sujet de l’importance du mental dans la pratique du sport. Il publia d’ailleurs un livre à cet égard intitulé The Inner Game of Tennis, livre ayant pour objet l’art de surmonter le doute personnel, la nervosité et la perte de concentration. Le coaching, du moins dans sa forme embryonnaire, était né.
En France, dans les années 80, Vincent Lenhardt transpose en entreprise le concept du coaching sportif, en affirmant que toute personne au travail est un champion auquel un coaching approprié pourrait permettre de révéler pleinement son potentiel.
Plus tard, Thomas J. Leonard, fondateur en 1992 d’une célèbre école de coaching appelée Coach U, a été un grand pionnier dans le développement du coaching professionnel. Cofondateur de l’ICF (International Coach Federation) en 1994, on le considère comme le père du coaching professionnel moderne. Sa tradition se perpétue d’ailleurs toujours chez Coachville (accessible sur internet), sous l’égide de son dauphin Dave Buck.
c) Sur le plan scientifique, le coaching prend ses racines dans divers types de théories qui ont maintenant fait leurs preuves : théories psychologiques, théories du management, théories de la communication, théories psychosociales du développement de l’être humain, théories des systèmes sociaux, théorie du leadership et théories sur la motivation. L’École de Palo Alto, la PNL et l’andragogie ont aussi été invitées à cette réunion de famille.
Sans connaître en détail toutes ces théories et leurs principaux auteurs, plusieurs coachs professionnels ont été formés en puisant à ces écoles de pensée et en appliquent les grands principes. Retenons aussi que, depuis le milieu des années 90, le coaching fait de plus en plus l’objet de recherches scientifiques visant à en mesurer les effets et à en identifier les meilleures composantes.
LES TYPES DE COACHING
Il existe 2 grands types de coaching : le coaching professionnel et le coaching de gestion.
Différence : le degré d’autonomie du client (individu ou groupe) quant aux objets du coaching et quant aux suites à donner. Le coaching professionnel est une relation d’aide où le client conserve toute son autonomie, alors que le coaching de gestion est une approche de gestion des ressources humaines visant leur mobilisation.
Il existe 2 grands types de coaching professionnel : le coaching d’affaires et le coaching de vie (ou personnel).
Différence : l’objet du coaching. Habiletés managériales vs personnelles.
Le coaching d’affaires peut se faire selon 2 modalités : le coaching autofinancé et le coaching corporatif.
Différence : source de financement. L’individu ou l’entreprise (coach interne ou externe).
Les 2 grandes approches : systémique et ontologique
Systémique = objectifs, plan d’action, résultats (centré sur le faire) Ontologique = centré sur le développement de l’être à travers le faire.
Il existe enfin de multiples créneaux ou objets de coaching (exécutif, de transition, jeunesse, de petite entreprise, de carrière, de leadership, de relations interpersonnelles, etc.)
LES NIVEAUX D’ACCRÉDITATION (selon ICF)
- ACC (Associated Certified Coach) :
60 heures de formation, registre de 100 heures, lettres de référence et examens réussis.
- PCC (Professional Certified Coach) :
125 heures de formation, registre de 750 heures, lettres de référence et examens réussis.
- MCC (Master Certified Coach) :
200 heures de formation, registre de 2500 heures, lettres de référence et examens réussis.
Les critères utilisés : le degré de maîtrise des 11 compétences essentielles en coaching (description accessible sur le site de l’ICF : www.coachfederation.org)
LES PROFESSIONS CONNEXES
Le mentor est un cadre senior (dans une entreprise) ou une personne expérimentée (dans un domaine de l’activité humaine) qui prend charge du développement d’un cadre junior (ou d’une personne motivée à apprendre). Le mentor a la mission de transmettre la culture de l’entreprise ou du groupe (ses savoirs, savoir-faire et savoir-être accumulés). Il utilise des techniques semblables au coach : écoute, questionnement et feedback.
Le consultant est une personne qui fournit un avis, une expertise à propos d’une problématique, un projet, une structure organisationnelle. Sa méthode est l’analyse, le diagnostic et les recommandations. On fait appel à lui d’abord pour son expertise. Le consultant s’occupe du problème, le coach s’occupe de la personne qui va s’occuper du problème
Le psychothérapeute, par diverses approches, vise le bien-être ou la guérison de l’individu qui fait appel à ses services. Souvent, il utilise le passé pour comprendre le présent de son patient. La notion de thérapie véhicule celle de maladie, ce qui est absent en coaching. Les désordres affectifs structurés sont du ressort du psychothérapeute et non du coach.
Le formateur transmet des connaissances et des habiletés dans un domaine donné. Sa compétence comprend une connaissance poussée du domaine qu’il enseigne, une connaissance des modes d’apprentissages et de motivation propres aux adultes et une habileté en animation. Comme le consultant, il a un contenu à livrer.
Le coach accompagne et stimule son client vers l’atteinte d’un objectif. La caractéristique du coaching réside aussi dans le degré d’autonomie laissée au client, tant au plan des objectifs que des moyens. On dit aussi que le coach est un cataliseur ou un émergeur de potentiel. Il ne transmet pas, il fait découvrir. Il agit comme facilitateur et sa cible est la personne et non le problème. Ses principales techniques sont l’écoute active, la question puissante, le feedback percutant, la reformulation révélatrice et la requête audacieuse.
LES CRITÈRES DE CHOIX D’UN COACH
· Quelles sont les compétences, attitudes, valeurs et expériences de ce coach?
· Connaissez-vous l’école où il a été formé comme coach et la durée de sa formation?
· Connait-il les 11 compétences essentielles en coaching et quelles techniques utilise-t-il principalement?
· A-t-il obtenu une accréditation comme coach? Si oui, laquelle?
· Combien d'heures de coaching a-t-il à son actif?
· Quelle approche utilise-t-il?
· Ce coach peut-il vous parler de son code d’éthique?
· Quels moyens prend-il pour se tenir à jour sur le plan professionnel?
· Est-il membre d’une association de professionnels du coaching telle que la Fédération Internationale des Coachs (ICF)?
· Le coaching est une relation basée sur la confiance. Vous sentez-vous en confiance avec cette personne?
L’ÉTHIQUE DU COACH
- Bâtir et maintenir sa compétence professionnelle
- Préciser les responsabilités
- Établir une convention claire de coaching (objets et modalités)
- Être centré sur les intérêts du client
- Respecter la confidentialité
- Éviter et déclarer tout conflit d’intérêt
Voir le code d’éthique de l’ICF sur son site internet (www.coachfederation.org)
L’AVENIR DU COACHING